La scolarité L'hyperactivité La dyscalculie La dyslexie Q.I.

LE QUOTIENT INTELLECTUEL


QU'EST-CE QUE LE QI ?


Historique

C’est à partir de la psychologie différentielle (science des différences individuelles du comportement) que la méthode des tests mentaux s’est élaborée. CATTELL (USA) en 1890 emploie pour la première fois le terme "Mental Test".
Ce n'est qu'en 1905 que Alfred BINET et Théodore SIMON élaborent en France le premier test d’intelligence, à la demande de l’éducation nationale. Il s’agissait de construire un outil permettant de dépister les enfants d’intelligence inférieure qui ne pouvaient profiter de l’enseignement classique. Ce test permet de mesurer le développement intellectuel des enfants par rapport à leur âge, le résultat étant exprimé en âge mental.
Le terme de quotient intellectuel qui désigne le résultat obtenu au test d'intelligence a été introduit un peu plus tard par un psychologue américain, Terman, en 1916, lors de la révision du test de Binet Simon.
Plus tard, Wechsler, un psychologue, a apporté d’autres améliorations à partir de l’idée suivante : « Bien que l’intelligence ne soit pas la simple somme d’aptitudes intellectuelles, le seul moyen de pouvoir l’évaluer quantitativement est de mesurer les divers aspects de ces aptitudes ».
De plus, il apporte le calcul d’un QI standard. En effet, son test permet de calculer un QI dont la moyenne est de 100 quel que soit l’âge du sujet testé. C’est à dire qu’un individu qui obtient un QI de 100 réussit les épreuves que la grande majorité des individus de son âge réussissent, il a donc une « intelligence » dite « normale » correspondant à la moyenne de la population de référence.
Les échelles de Weschler sont toujours utilisées aujourd’hui voir ici.

Que cherche-t-on à mesurer ?

On prête à Alfred Binet la phrase suivante : « Je nomme intelligence ce que mesurent mes tests », ce qui témoigne bien de la difficulté d’appréhender de manière détaillée les différents aspects de l’individu. En fait, on ne sait pas encore définir précisément l'intelligence, il s'agit d'un concept trop flou parfois proche des notions d'activité intellectuelle, de connaissance, de mémoire, de capacité d'abstraction, d'équilibre, d'esprit, etc... Les définitions de l’intelligence varient dans le temps et d'une culture à l’autre. De plus, toutes les définitions proposées à ce jour buttent sur des contradictions. Par exemple : si on définit que l'intelligence aide à l'adaptation à l'environnement alors on ne peut expliquer pourquoi les surdoués sont inadaptés.

S’il est difficile de définir l’intelligence, comment la mesurer ?

En fait, les tests de QI sont des indicateurs, ils ne donnent une image que d'une partie de ce qu'on entend communément par « intelligence », partie qui serait plutôt une adaptation à certains codes de raisonnements logiques prédéfinis.
Le quotient intellectuel constitue surtout un classement d'un individu par rapport à une population de référence du même âge, et renseigne sur son écart par rapport à la norme.
On ne peut mesurer l’intelligence directement comme on pourrait le faire pour la mesure d’une hauteur par exemple, il faut donc passer par des méthodes indirectes.
Il en existe 2 types :
-Les tests composites (Wais, Wisc, KABC) qui sont composés de nombreuses épreuves (verbal, spatial, calcul…)
-Les tests dit « Test de facteur G ». Ces derniers ont été construits à partir des recherches centrées sur l’analyse des processus de l’intelligence. A partir d’un très grand nombre d’épreuves, un dénominateur commun a été mis en évidence, il a été appelé facteur G, facteur général de l’intelligence. Il réfère à l’activité de déduction, de raisonnement. (D48, VOC…)

Quelques chiffres

Un QI de 100 signifie que l’âge mental du sujet correspond à son âge chronologique.
50 % de la population ont un QI entre 90 et 110.
3 % dépassent le seuil de 130, ce qui indique un niveau très supérieur à la moyenne.
3 % ont un QI inférieur à 70, révélant une faiblesse intellectuelle.

Conclusion

Le test est un instrument de mesure qui doit être appliqué avec rigueur, mais dont il ne faut pas méconnaître les limites. En effet, aucune technique n’est susceptible de saisir toute la complexité de l’être humain. Cependant, il serait regrettable de se priver d’une méthode utile pour détecter les enfants et les adolescents en difficultés et les aider à éviter des échecs et à s’orienter vers des études ou ils auront le plus de chances de réussir.
Les tests restent un moyen efficace de contribution au diagnostic et au traitement.
Site designed by B et F
Copyright © B&F sprl 2008
- Tous droits réservés -